
La Lettre
de la
CADE
Coordination pour l'Afrique de Demain
Bulletin mensuel d'information sur les activités de la CADE – Janvier 1997 - n° 7
E D I T O R I A L
L'Afrique, avenir et partenaire de l'Europe
Je
lance cette idée an moment où chacun s'interroge sur l'avenir de la solidarité
internationale, et où l'Union européenne - surtout sa DG VIII - s'interroge sur
ce que pourra être « l'après LOME-IV », qui arrivera
à échéance en l'an 2 000. Quel sera l'avenir des relations acp/ue après cette date ? L'Europe
va-t-elle reconduire les mécanismes d'aide financière, d'appui aux projets qui
ont servi pendant 30 ans, mais qui sont
aujourd'hui remis en question ?
Le regroupement de l'Afrique avec les îles du Pacifique et des Caraïbes est-il encore pertinent? Maintenant que l'Afrique du Sud a rejoint le camp des nations fréquentables, peut-on l'ignorer ? Le
moment n'est-il pas venu de traiter avec l'ensemble de l'Afrique, y compris
l'Afrique du Nord?
L'Europe n'a-t-elle pas intérêt enfin à aller jusqu 'au bout de
la logique de sa construction interne en décidant de jouer la carte de l'Afrique ? Car quel est le pays
européen qui n 'a
pas des intérêts politiques et commerciaux avec l'Afrique ? Pourquoi ce
continent resterait-il au XXIème siècle le champ clos des rivalités européennes héritées du siècle dernier ?
Face à la vaste zone de libre échange que les Etats-Unis
ont construite avec le Mexique et le Canada (alena)
et que l'Asie est
en train d'édifier à son tour, pourquoi l'Europe ne bâtirait elle pas un grand ensemble avec le continent africain qui lui est si proche par l'histoire, la géographie, la culture ? A partir de cette idée que
l'Afrique est l'avenir et
le partenaire de l'Europe, on pourrait trouver des réponses à bien des questions difficiles - définition d'une politique européenne de l'immigration, harmnisation monétaire entre l'euro et les monnaies
africaines, prévention des conflits, évolution
vers la démocratie.
Au
lieu d'imposer des conditionnalités, l'Europe proposerait les exigences d'une association-partenariat. Ne serait-ce pas la meilleure
façon de renverser la tendance au repli et au mépris qui menace les opinions publiques européennes, en les mobilisant
sur un projet de grande envergure et de forte humanité?
Le
continent africain est celui qui va connaître
la plus forte croissance démographique
au cours des prochaines années. Le Japon ne s'y trompe pas, qui augmente
chaque année ses interventions sur ce marché
qui va émerger. L'Afrique n'est pas l'Eldorado, mais ce continent recèle des ressources diverses et d'abord des ressources humaines qui sont mal utilisées.
Que se passera-t-il le jour où les investisseurs auront
repris le chemin de ses mines, de ses champs, de ses villes? L'Europe sera-t-elle
la dernière à croire en son plus ancien
et plus proche partenaire ?
L'Afrique, avenir et partenaire de l'Europe ! Nous
serions heureux de recueillir les idées et les réactions des entités Enda sur ce sujet ; elles alimenteront les débats
auxquels participe la cade.
Michel
Levallois
— meilleurs vœux —
1997 sera-t-elle l'année de l'Afrique ? Pas encore sans
doute, car il faudra beaucoup de temps pour que ce qui à commencé à bouger émerge, prenne de l'ampleur, se consolide et convainque ceux qui se sont détournés de ces pays.
Puisse 1997 voir la presse et les responsables politiques français et européens prendre la mesure
de cette évolution et l'y aider par
la construction d'un véritable
partenariat euro-africain.
L'Afrique avenir et partenaire del'Europe, telle est l'ïdée que nous
allons essayer d'approfondir, de présenter
et d'expliquer pendant cette année de réflexion
sur l'après LOME-IV, au sein de la cade,
auprès des instances
européennes, avec nos correspondants africains. Ce faisant, nous préparerons le XXIème
siècle qui sera peut-être, comme l'auteur de L'Homme mondial (Arléa), Philippe
Engelhard, a osé l'écrire, celui de l'Afrique.
A ces vœux en forme de programme pour la cade, permettez-nous
d'ajouter les vœux, que nous formons pour tous ceux qui nous soutiennent, abonnés,
lecteurs, habitués de nos rencontres-débats.
Le Comité de pilotage
Revue
de presse
L'Afrique vue de l'Occident
Hors du continent, l'Afrique est souvent perçue comme une
région uniforme. Sans doute à tort. Néanmoins, certains médias occidentaux
montrent que les sentiers battus ne sont pas une fatalité. La diversité de ce
continent mérite en effet d'être davantage soulignée.
L'Afrique noire redémarre, nous dit Dominique
Bromberger dans les colonnes du magazine Investir (n°1187 ; janvier 97). Mieux, dit l'auteur
de la chronique, «L'Afrique a retrouvé des soupirants ». A preuve, la récente tournée du secrétaire d'Etat américain dans ce continent. La «rivalité» franco-américaine, supposée ou réelle, serait-elle
la preuve que la page de l'afropessimisme est tournée ? «Cela n'a rien
d'impossible », estime Dominique
Bromberger, au vu du nombre de pays africains qui connaissent une croissance (une quarantaine selon le fmi).
Certes, «au cours de ces dernières années, de
nouveaux maux sont apparus» - entre autres, les conflits dans la région des
Grands Lacs. Mais des lueurs
d'espoirs pointent : des pays francophones
connaissent une croissance substantielle ; d'autres, comme l'Ouganda et
l'Ethiopie, renouent avec la croissance
après des années de guerre ; la dévaluation du franc cfa a amputé dans un premier temps de façon terrible
le pouvoir d'achat des salariés, mais a
permis le redémarrage de secteurs sinistrés; une classe d'entrepreneurs privés se développe pour la première fois depuis la colonisation; la démocratie s'installe, même si l'application n'est pas
toujours à la hauteur des proclamations... Bref, conclut Dominique Bromberger, «Cahin-Caha,
l'Afrique redémarre».
Dans le même registre, le supplément
économie du Monde (7 janvier 97 ) consacre sa une au «Sursaut de l'Afrique», un
dossier réalisé par les spécialistes «maison», avec des contributions
extérieures, notamment celles de Patrice Dufour, porte-parole de la Banque mondiale à Paris, et de Nicole Chevillard
de Nord-Sud Export. Dans un article transversal, Jean-Pierre Tuquoi note
d'entrée que l'afropessimisme
est restée une «valeur sûre»,
reprenant ici l'expression de Marc Penouil, «alors
même que l'Afrique
subsaharienne donne des signes d'amélioration». C'est que, dit-il en
substance, «aux yeux d'une opinion
publique façonnée par les images des
médias audiovisuels, l'Afrique
subsaharienne demeure un continent à la dérive, ballotté entre guerres civiles (...) et faillite économique».
Selon lui, la «sévérité» du jugement
des élites occidentales s'appuie sur «des chiffres difficiles à contester» : par exemple la régression
de la disponibilité alimentaire par habitant
au cours des vingt-cinq dernières années, observée dans une majorité de pays, ou la diminution de la part de l'Afrique dans le commerce mondial, passée de 3 % en 1990 à 2, 5 % actuellement.
Idées en mouvement
Ouvrons néanmoins l'œil, semble dire le
journaliste du Monde : «L'amélioration (économique), amorcée dès 1995, est
incontestable. En 1996, pour la première fois depuis une dizaine d'années, la
croissance économique de l'Afrique subsaharienne a été de l'ordre de 5
%, supérieure à l'augmentation de la population». Tout en invitant à
prendre les statistiques avec d'«infinies précautions», il ne reconnaît pas moins des
avancées dans
des pays tels que l'Ile Maurice, le Botswana, l'Ouganda, le Ghana, la Côte d'Ivoire ou
l'Afrique du Sud.
Parler du continent africain à la lumière de la
diversité (sociale, économique, politique) des pays qui le composent, c'est ce à quoi
nous invite Reginald Dale de l'International Herald Tribune (13 décembre 1996). L'auteur partage l'analyse du
Washingion's
Center for Stratégie and International Studies, qui estime que pas plus que la situation en Bosnie
ne peut refléter la situation en Europe Centrale, les conflits (dans la Région des Grands Lacs) ne
peuvent refléter la situation du
continent africain tout
entier. Pour l'auteur de « Enfin,
de bonnes nouvelles d'Afrique », les pays industrialisés devraient
notamment soulager ceux d'Afrique de
leurs dettes et promouvoir les investissements privés.
Comprendre d'abord
Ce qui est encourageant, conclut en substance
Reginald Dale, c'est que les pays industrialisés réalisent à présent la diversité des
pays africains.
Une diversité qui fait dire à Gérard
Bardy, directeur de la rédaction de Pèlerin Magazine (15 nov. 96), que, «Derrière ce décor (...) de déclin,
il y a une autre Afrique ; jeune,
digne, volontaire, instruite et
ouverte sur le reste du monde (...); partout,
existent des entrepreneurs, des
enseignants, des médecins, des
autorités religieuses engagés sur la
voie du renouveau». Pour Gérard Bardy, le
potentiel existe. Et il faut «s'acheminer sans attendre» vers « une nouvelle façon de concevoir la politique de coopération». Enfin, Mgr Jean Bonfils, évêque
de Viviers (France), invité de la Croix (n° 34 558), fait
observer qu'«il n'y
a pas de fatalité du ressentiment ethnique». Il faut essayer, préconise-t-il,
de s' «informer, de comprendre
ce qui se passe, aller au-delà de
nos préoccupations hexagonales (...)».
Ainsi que le dit Philippe
Engelhard (L'Express
; 2/1/97) «de l'Europe, l'Afrique n 'attend ni un donneur
de leçon ni un banquier, mais un partenaire,
qui est, finalement, à l'échelle du monde et de l'Histoire, son voisin proche. Ce proche sera-t-il son prochain?».
Gilbert Lam Kaboré
Afriques en images
Le « film-confession
» de
Depardon
«Afriques, comment ça va avec la douleur?». Sorti
début décembre dernier et toujours à l'affiche à Saint André des Arts Bis
(Paris, 6ème), ce film suscite bien d'interrogations. Reportage, carnet de voyage
ou journal intime? Analyse.
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P |
our ma part, j'ai trouvé ce film tellement ambigu, que je n'ose pas dire qu'il est mauvais. Car ce n'est pas un film. C'est une sorte de «non-film», de réflexion illustrée et provoquée par des plans filmés. Sur les relations d'un cinéaste-reporter avec son métier en Afrique.
Cela commence très fort : Nelson Mandela, immobile et muet dans le fauteuil de son bureau pendant une minute. La minute de silence que Depardon lui a demandée parce qu'il était trop intimidé pour lui poser des questions ! Que dire de ces images d'un couple d'Afrikaners du Karoo lorsque Depardon invite le spectateur à regarder en écoutant la mélodie de leur langue bizarre qu'il ne comprend pas quand il tourne !
Et quand vous l'entendez parler de Soweto comme d'une zone de misère absolue, sans écoles, ni équipements publics, ni électricité et dont vous ne voyez pour toute image qu'un mur surmonté de barbelés, quand vous ne voyez de Johannesbourg que les piliers de soutènement d'un échangeur d'autoroute, vous avez envie de crier à l'imposture et de partir.
L'imposture
Je suis pourtant resté. Pourquoi ?
Pour voir la suite, les images tant évoquées par la critique : ces enfants qui essaient de prélever
des grains de maïs du
chargement d'un camion d'aide humanitaire internationale, ces femmes qui transportent des fagots de bois sur leur dos, ces «génocideurs»
de la prison de Kigali, ces oubliés
de la guerre civile du Soudan.
Ces scènes
qui ne sont ni des interviews, ni des reportages sont parfois belles et émouvantes et elles sauvent le film de l'ennui.
Reste l'imposture: le
commentaire de Depardon permet de comprendre que si elle est illustrée par son
film, c'est parce qu'il la dénonce. Car il dit avec beaucoup de franchise et
parfois de justesse, sa gêne d'être un voyeur, sa révolte d'être impuissant
devant ces douleurs, son appel, non pas à plus de générosité mais à plus
d'humilité devant la diversité de ce continent qu'il a la sagesse de ne pas
appeler l'Afrique mais les Afriques..
Sincérité tardive
Et il convainc quand il appelle à plus de rigueur et de
sérieux dans la relation des drames que vivent certains de ces pays, en particulier le Rwanda
, la
Somalie ou qu'ont vécu le Mozambique, car ces situations ne sont ni une fatalité,
ni une malédiction. Elles sont le résultat d'un enchaînement de causes, le plus
souvent politiques et dont
certaines se trouvent chez les anciens
colonisateurs. C'est dans ce message
qu'est le meilleur et sans doute la
justification du film : il montre
par l'image, l'absurdité et le
scandale de ces reportages sans queue
ni tête sur l'Afrique qui ne rendent
comptent de rien de vrai, de juste, donc
de compréhensible ; ces auteurs qui
filment des muets ou des interviewés
dont on ne connaît pas la langue.
Mais qu'importe, le cinéaste est là pour parler à leur
place. Et si c'était finalement cela que Depardon avait voulu nous montrer,
de cela qu'il avait
voulu s'expliquer, se débarrasser,
après des années de tournage en
Afrique, dans la bulle d'un hôtel
et d'une histoire d'amour
à Mogadiscio, dans les contraintes d'un scénario
de film au Tibesti, tiraillé entre
l'horreur de la réalité qu'il
est venu filmer et le confort de sa chambre d'hôtel, écartelé entre son attachement paysan à sa ferme familiale et les contacts superficiels de son métier de voyeur, toujours pressé, entre deux avions.
Lorsque, dans les dernières séquences de sa «
divagation » dans ses Afriques, Depardon retrouve
les Toubous
avec qui il avait tourné La captive du désert, il nous prend à témoin de la vanité
du dialogue avec eux, de l'insignifiance de leurs relations.
En tournant et en commentant les images de cette « divagation » dans
ses Afriques, en s'attardant jusqu'à l'ennui
sur des plans vides, parfois beaux
mais parfois totalement
inintéressants, Depardon nous dit ses
regrets de ne pas avoir eu le temps
de voir vivre l'Afrique, de chercher
à la comprendre, sa nostalgie de s'y
attarder, de s'y installer un jour.
Rêve impossible, mais à moitié réalisé, puisqu'il nous confie qu'une maison qu'il y a
fait construire l'attend au Tibesti.
Lucidité certaine
Tout le monde l'a compris.
Depardon a écrit un journal intime.
Pas étonnant que les Africains
n'aient pas apprécié de servir de
prétexte à la révélation de ses
états d'âme.
Mais si l'on écoute ce que le cinéaste s'avoue et nous
livre dans Afriques, comment ça va avec la douleur ? , la confidence est d'importance : il est écœuré par ce type de reportage habituellement pratiqué en Afrique et dont son film est une caricature grave et douloureuse, malheureux de ces rapports superficiels, trompeurs et vains auxquels il a été jusqu'ici
condamné.
Sincérité tardive, mais lucidité certaine qui honore
son auteur et qui, espérons-le, aidera peut-être les collègues de sa profession à approfondir
et à
assainir leurs rapports avec le continent africain.
Michel Levallois
I N I T I A T I V E S
L'AGENDA D E LA CADE
Mercredi
26 février
Transformation et réorganisation des sociétés rurales
en Afrique
Mercredi
26 mars
L'Afrique
des femmes
Avec Catherine Coquery-Vidrovitch
(historienne; université de Paris7)
De 18 à 20 heures
Institut International d'Administration Publique
(IIAP)
2, avenue de l'Observatoire, 75006 Paris
A
NOTER…
• Dans sa livraison de novembre-décembre 1996, Le Courrier
(AcP-UE) consacre un important dossier sur l'habitat. Dans l'entretien accordé au périodique. Jacques Bugnicourt, secrétaire
exécutif de Enda Tiers Monde. estime
que «le combat principal pour le
développement doit se mener en ville». Le
Courrier revient également sur l'Ecopole à
Dakar, «vitrine et forum de l'économie populaire ouest africaine».
• Dans son n° 3 (oct-dec. 96), la revue POLES, consacre un important dossier à «La Mondialisation : systèmes et pratiques». Y sont également abordés, le coût social du travail des enfants, le défi des nouveaux moyens de communication en Afrique, le droit humanitaire ainsi que l'espace régional maghrébin et son avenir.
(72, bvd de Courcellcs, 75 017 Paris. Têt. 01 42 67 97 49)
• «On ne ramasse pas une pierre avec un seul doigt». Sous ce titre-proverbe, un ouvrage richement documenté sur les organisations sociales au Mali, présentées comme un «atout pour la décentralisation». (Fondation Charles Léopold Mayer. fph, 38, rue Saint Sabin, 75 011 Paris/Association Djoliba).
• Depuis la parution de L'homme mondial (octobre 96 ; Editions Arléa), Philippe Engehlard de l'équipe Enda-Systèmes et prospectives (Syspro à Dakar), est sollicité par plusieurs journaux pour expliciter certaines analyses de l'ouvrage ou apporter d'autres éclairages. Signalons l'entretien accordé à Croissance (n° 400, janvier 97) - «A nous de réinventer le monde» - et sa contribution parue dans L'Express (2/1/97) - «Afrique, laboratoire de l'avenir».
Task force interculturelle
En 1994, le Centre Nord Sud de Lisbonne a lancé un processus de collaboration avec les Capitales culturelles européennes. En décembre de la même année, le centre a organisé avec l'ONG portugaise oikos, dans le cadre de Lisbonne, capitale culturelle 94, un séminaire intitulé «Culture et développement», dont sont issues une série de recommandations réunies sous l'Appel de Lisbonne, qui demande notamment la création d'un groupe de liaison avec les comités d'organisation des capitales/villes culturelles européennes.
Ce groupe, nommée Task force interculturelle, qui rassemble des organisations gouvernementales et non gouvernementales - unesco, European multicultural fondation (Bruxelles), Images of Africa (Copenhague), Réseau européen des centres culturels (Bruxelles), Sons da Lusofonia (Lisbonne), Centre Martin Luther King (Kigali)...- a invité la Délégation à sa deuxième réunion, tenue à Copenhague les 13 et 14 décembre 1996.
Après le bilan de l'édition 96 d'Images d'Afrique (l'un des plus grands festivals africains d'Europe) par son directeur, Olaf Gerlach Hansen, les participants ont planché sur les moyens de promouvoir efficacement une autre image de l'Afrique en Europe. De nombreux intervenants ont insisté sur la nécessité d'associer les communautés étrangères établies en Europe aux manifestation culturelles et d'inviter les journalistes à davantage traiter de sujets de fond sur les pays représentés.
Présence de l'Afrique dans la presse française
II y a peu (voir Lettre de la cade n°6), nous vous annoncions cette initiative de la cade : identifier les informations
parues dans la presse, les classer selon une grille d'analyse qui mettrait en relief la
nature et la fréquence des thèmes abordés. A la demande du réseau, une méthode de travail a été élaborée
par Orner Ouédraogo, cinéaste et journaliste burkinabé. Elle a été discutée
lors d'une réunion tenue le 16 janvier à Enda, qui a
vu la participation de Roland Biache de la Ligue de
l'Enseignement. Dans un premier temps, nous mettrons l'accent sur les titres
des articles. Vanessa
Rousselle est chargée du recensement des quotidiens nationaux, et Laurence Arnoud
de celui des quotidiens de province ; cette première phase porte sur le premier
semestre 96.
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