Les réactions du Comité d’Orientation Stratégique au projet d’exposition sur : « Les Afriques qui se font »
Le Comité d’Orientation Stratégique (COS)
s’est réuni pour la quatrième fois en cette fin
d’année 2009 avec un ordre du jour consacré
à un échange de vues sur l’exposition que prépare la
CADE sur le thème : « Les Afriques qui se font ».
En convoquant les membres du COS, le bureau de la
CADE a souhaité recueillir leurs avis et suggestions
sur un projet né du double souci de présenter la vision
de notre association sur l’Afrique telle qu’elle
ressort de 15 ans de travaux sur l’image de ce continent
et de toucher un public plus large que celui auquel
elle est habituée, celui des personnes intéressées
par l’Afrique et soucieuses de mieux comprendre ses
évolutions. Ce projet répond aussi au besoin de marquer
le quinzième anniversaire de la création de la
CADE en 2011 en manifestant sa volonté d’exprimer
une vision d’ensemble d’une Afrique en mouvement.
Les observations du COS sur le projet détaillé qui lui
a été soumis ont porté aussi bien sur des questions de
fond que sur des questions de forme.
La première question de fond a concerné la portée
géographique de l’exposition. Le continent comporte
deux parties : l ’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne,
bien distinctes dans leur peuplement
comme dans leur histoire mais dont les liens sont
indéniables et ont été mis à l’épreuve par la mondialisation.
Face à cette réalité, la CADE a fait le choix
de s'intéresser, pour l'essentiel, à l'Afrique subsaharienne
visée plus spécifiquement par le vent
d'afropessimisme et sujette à une problématique spécifique
en termes politiques, culturels et économiques.
Aussi bien a-t-il été convenu que l'exposition
centrerait son regard sur l'Afrique sub-saharienne
dans toute sa diversité et évoquerait l'Afrique du
Nord à chaque fois que la thématique proposée le
justifierait.
Sous la forme proposée, dans laquelle l'exposition
comporte cinq parties principales : - un continent qui
compte, - l’appropriation du politique, - l’invention
du développement, - la reconstruction des sociétés et
- l’émergence des Afriques, il a été jugé qu’un thème
méritait une attention particulière au titre de la reconstruction
des sociétés, celui de l’éducation et de
la recherche en rapport avec l’emploi et qu’au titre
de l’Afrique dans la mondialisation, le rôle et la
place de la diaspora devait faire l’objet d’un soin
spécial. Dans le même esprit, le souhait a été exprimé
qu’une place éminente soit faite à la culture et
également à l’expression des motifs de fierté pour
l’Afrique (création artistique, sport ….).
Sous l’angle formel, le COS a formulé de nombreuses
suggestions pertinentes, allant du mode de présentation
des panneaux, où textes et illustrations doivent
faire ressortir de manière évidente les idées
principales auxquelles tient la CADE, jusqu’aux façons
de rendre vivants les thèmes évoqués en recourant
à la représentation du quotidien, à des proverbes
illustrant la sagesse africaine, à des interviews de
personnes qualifiées ….
Enfin deux propositions ressortent des échanges de
vues sur le montage de l’exposition :
- l’utilité de créer un Comité de pilotage de l’expo,
ouvert à des personnes du Nord et du Sud extérieures
à la CADE, qui aurait à faire valoir son
point de vue sur les choix présidant à la conception
de l’exposition,
-
l’intérêt d’ouvrir parallèlement dans le cadre du
site internet de la CADE un forum où présenter
des compléments qui n’auraient pas leur place
dans l’exposition et ouvrir un espace de débat à
son sujet.■
Jean-Loïc Baudet