La culture scientifique au Sud : enjeux et perspectives pour l'Afrique
Séminaire de clôture d'une action de 5 ans de promotion
de la culture scientifique et technique (PCST)
29 et 30 septembre 2009, à la bibliothèque de l'Alcazar de Marseille
Ce programme pionnier de PCST a soutenu depuis
2004 dans 10 pays (Burkina Faso, Cameroun,
Centrafrique, Djibouti, Madagascar, Mali,
Maroc, Sénégal, Tchad et Yemen) des expérimentations
de toutes natures pour rendre palpables les résultats
de la recherche, faire découvrir la place de l'approche
scientifique pour le développement économique et
social et susciter des vocations. Les outils utilisés pour
cela ont été très variés : expositions, conférences, animations,
théâtre, films documentaires, etc… . La
culture scientifique est avant tout une manière de comprendre
le monde qui vous entoure, les risques que l'on
court et les problèmes que l'on se pose selon un savoir
raisonné, une démarche logique et d’expérimentation.
Si elle semble naturelle dans certains milieux privilégiés,
elle ne l'est point au Sud, en Afrique en particulier.
Elle ne va pas de soi dans des sociétés qui ne sont
pas fortement éduquées et qui ne vivent pas dans un
environnement technique sophistiqué. Ceci explique la
variété des outils utilisés par des scientifiques et universitaires
qui se sont lancés dans cette opération de
popularisation des connaissances et des savoirs, des
savoir-faire et des technologies. En conséquence, l'objet
de ce séminaire est d'évaluer ce qui a été réalisé sur
le terrain dans ce domaine et d'en tirer des conclusions
pour l'avenir. Les participants s'interrogeront sur les
rapports entre sciences et sociétés, sur la diffusion des
savoirs, sur les médiateurs de celle-ci, sur les obstacles
rencontrés dans sa mise en oeuvre, sur les méthodes
employées et les politiques publiques d'appui.
Avec l’espoir de montrer qu’il s’agit d’une question
stratégique pour les pays concernés comme pour la
communauté internationale.■
Georges Courade