Fatal error: Uncaught exception Exception with message Query error: UPDATE command denied to user 'afriquedtest'@'10.21.20.18' for table 'tl_search' (UPDATE tl_search SET url='mathematiques-agir-pour-developper-le-tres-fort-potentiel-que-recele-lafrique', title='Mathématiques : agir pour développer le très fort potentiel que recèle l\'Afrique', protected='', filesize='27.38', groups=0, pid='1697', language='fr', checksum='3a25a627a7d8157b043d406ce33ef375', text='Mathématiques : agir pour développer le très fort potentiel que recèle l\'Afrique C A D E Coordination pour l\'Afrique de Demain « Un autre regard sur l\'Afrique et les Africains » Mathématiques : agir pour développer le très fort potentiel que recèle l\'Afrique Cédric Villani © Pierre Maraval Directeur de l’Institut Henri Poincaré (IHP) et Professeur à l’Ecole Normale de Lyon, le mathématicien Cédric Villani a reçu la médaille Fields en août dernier lors du traditionnel Congrès de l’Union Mathématique International qui se déroule tous les quatre ans. Remarquable mathématicien selon ses pairs, il a une grande connaissance de l’histoire de sa discipline et s’implique pleinement dans son administration. Il nous livre ses réflexions sur l’Initiative Next Einstein de l’African Institute for Mathematical Sciences (AIMS). Propos recueillis par J ean-François Desessard . Jean-François Desessard - Quel regard portez-vous sur les mathématiques en Afrique et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest ? Cédric Villani - L’Afrique est de loin le continent où les mathématiques sont le moins développées. Les mathématiciens africains représentent en effet aujourd’hui une petite communauté dont certains ont été formés par ce qu’il est permis d’appeler l’école française de mathématiques. Ainsi, plusieurs professeurs et responsables de l\'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont été élèves de mathématiciens français de renom comme Jacques-Louis Lions et André Lichnerowicz (note du rédacteur : c\'est le cas du Professeur Souleymane Niang, récemment décédé, mathématicien réputé et ancien recteur de l\'UCAD). On peut donc affirmer qu’il existe comme une sorte d’esprit qui subsiste au Sénégal et dans toute cette partie de l’Afrique de l’Ouest. Autre exemple quelque peu différent, le Bénin, où l’on observe une tradition mathématique qui fait que ce pays, peuplé de moins de 9 millions d’habitants, peut se targuer d’être en Afrique l’un de ceux qui totalisent le plus de mathématiciens en poste dans les plus prestigieuses universités américaines. L’un d’entre eux, Wilfrid Gangbo, est professeur au Georgia Institute of Technology, à Atlanta. Nous collaborons depuis plusieurs années et avons initié un projet au Bénin qui s’inscrit dans le sillage d’AIMS-Sénégal. Par conséquent, l’Afrique recèle un très fort potentiel en mathématiques, mais il est temps d’agir. D’où l’importance de l’Initiative Next Einstein. J.-F. D. - Que pensez-vous de cette initiative lancée par l’AIMS ? Cédric Villani - J’y adhère pleinement. Ce projet a été bâti en effet à partir d’un constat. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes Africains viennent poursuivre leurs études scientifiques en France. Or une fois formés, très souvent ils y restent ou s’installent dans d’autres pays, les mauvaises conditions matérielles, mais aussi parfois un environnement politique difficile, ne les incitant pas à retourner dans le leur. Ainsi le très fort potentiel, notamment en mathématiques, que j’ai évoqué, ne profite quasiment pas aux pays d’Afrique. Avec l’Initiative Next Einstein, l’AIMS a décidé de prendre ce scénario à rebrousse-poil en choisissant d’installer en Afrique chaque centre de formation qui sera développé dans le cadre de ce réseau. Ce seront alors les professeurs étrangers qui se déplaceront sur le sol africain pour dispenser leurs cours. Ce long travail permettra ainsi de former une première génération de professeurs qui, eux-mêmes, formeront une seconde génération apte à former les étudiants et ainsi de suite. J .-F. D. - Quels effets positifs en attendez-vous ? C édric Villani - Un institut comme l’AIMS-Sénégal va générer un flux continuel de chercheurs venus de l’extérieur. Aussi, lorsque des étudiants sénégalais, après avoir suivi une formation à l’étranger, reviendront au pays, ils ne se sentiront pas isolés et auront alors la possibilité d’imposer une sélection basée uniquement sur des critères scientifiques. C’est un passage obligatoire pour que l’Afrique puisse prendre véritablement son envol au niveau scientifique. C’est par la théorie qu’il faut commencer pour former les esprits. L’étudiant qui aura suivi un cursus de ce type, lui permettant d’acquérir des compétences cérébrales, pourra ensuite s’adapter quasiment à toutes les thématiques. A travers une assise théorique, il ne s’agit pas de se contenter de former des scientifiques, tâche bien sûr capitale, mais aussi de préparer ceux qui, dès demain, pourront se retrouver aux commandes du développement économique de leur pays, devront s’assurer que les budgets alloués vont dans les bons canaux, ou encore que le développement intellectuel, indispensable à la santé économique d’un pays, se poursuit..■ Contact : Cédric Villani Courriel : villani@ihp.jussieu.fr Dernière mise à jour : Mardi 11/06/2019 22:18 © 1996–2019 - La CADE Retour à l\'accueil, Logo de la CADE, Cédric Villani © Pierre Maraval', tstamp=1571218540 WHERE id='332') thrown in …/system/libraries/Database.php on line 686
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