Fatal error: Uncaught exception Exception with message Query error: UPDATE command denied to user 'afriquedtest'@'10.21.20.18' for table 'tl_search' (UPDATE tl_search SET url='scientech-132-la-foad-une-opportunite-pour-lafrique', title='La FOAD, une opportunité pour l\'Afrique', protected='', filesize='32.36', groups=0, pid='1685', language='fr', checksum='303a1fc0dcb77e9b63e2e788307ae8d9', text='La FOAD, une opportunité pour l\'Afrique C A D E Coordination pour l\'Afrique de Demain « Un autre regard sur l\'Afrique et les Africains » La FOAD, une opportunité pour l’Afrique Awa Niang © A. N. Apparue au cours des années 1990, grâce aux progrès conjoints de l’informatique et des télécommunications, avec en particulier l’émergence d’Internet, la Formation Ouverte et à Distance, la FOAD, est « un dispositif souple d’enseignement à distance qui permet à chacun de travailler de façon autonome, à son propre rythme et quel que soit le lieu où il se trouve ». En Afrique, cette forme d’apprentissage s’est développée rapidement au cours de la dernière décennie, notamment au Sénégal, au sein de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar où de nombreuses expériences probantes sont développées depuis le début des années 2000 dans différents instituts qui y sont rattachés. Parmi ceux-ci, l’École Supérieure Polytechnique (ESP), très impliquée dans le développement de la FOAD, a créé en octobre dernier une Cellule de Formation Ouverte et à Distance dont la responsable est Awa Niang. Cette universitaire, qui enseigne l’électronique et l’automatisme tout en menant des recherches dans le domaine du traitement de données appliqué à l’environnement, dirige également une jeune équipe associée à l’IRD baptisée « Modélisation et traitement de données environnementales ». C’est en 1995, après avoir obtenu un doctorat à l’Université Paul Sabatier de Toulouse et réalisé un post-doc au sein du LOCEAN1, un laboratoire d’océanographie et du climat de l’Institut Pierre Simon Laplace à Paris que Awa Niang intègre le centre de Thiès de l’ESP. Elle y forme alors des étudiants qui préparent leur diplôme d’ingénieur de conception en génie mécanique. Quatre ans plus tard, elle est nommée au centre de Dakar de cette école où elle enseigne l’électronique et l’automatisme. « C’est à cette époque que j’ai commencé à m’intéresser à la FOAD, essentiellement aux aspects purement techniques dans un premier temps. Ensuite, certains de mes collègues et moi avons cherché à savoir ce que ce nouveau mode d’apprentissage pouvait apporter à la pédagogie », résume-t-elle. Progressivement, les initiatives ont émergé au sein de l’UCAD, permettant ainsi d’atteindre une masse critique d’enseignants, nécessaire au développement de projets plus ambitieux. « Nous avons nourri notre expérience notamment de celles de nos collègues d’Europe et d’Amérique du Nord. Et finalement, nous sommes passés de petites initiatives personnelles à des développements au niveau institutionnel, forcément mieux structurés, ce qui nous a donné une légitimité », précise-t-elle. Depuis, la volonté clairement affichée des responsables de l’UCAD de développer la FOAD, dans le cadre plus général de son projet de numérisation progressive - une démarche qui s’est traduite en particulier par un renforcement de son réseau informatique en fibre optique, et plus généralement par un accroissement des moyens mis en oeuvre2 - a conduit à la réalisation d’expériences probantes au sein de plusieurs de ses institutions. Ainsi différents projets ont été développés, ou le sont, en particulier par la Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (FASTEF), la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto- Stomatologie (FMPOS), l’École des Bibliothécaires Archivistes et Documentalistes (EBAD), l’Institut National Supérieur de l’Éducation Populaire et du Sport (INSEPS) et l’ESP. Autant de projets qui sont menés le plus souvent avec des partenaires comme l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) ou l’Université Virtuelle Africaine (UVA) entre autres. Un centre ALeD (Apprentissage Libre et à Distance), destiné à accompagner les enseignants désirant développer des modules de FOAD, a été mis en place à l’UCAD avec le soutien de l’UVA et de la Banque Africaine de Développement (BAD). Ce centre a été inauguré en mai dernier. Des collaborations avec l’IRD : Jeune Équipe Associée et Chaire croisée De son côté, à l’ESP, Awa Niang, parallèlement à son travail d’enseignant qui dispense des cours d’électronique et d’automatisme, aussi bien à des élèves ingénieurs qu’à des étudiants du premier cycle de DUT, poursuit des recherches dans le domaine du traitement des données appliqué à l’environnement. « Nous concevons des algorithmes de traitement de données satellitaires avec une focalisation sur les observations environnementales (océanographiques et atmosphériques). Ce sont des travaux que je mène en collaboration avec mes collègues du LOCEAN depuis une dizaine d’années », indique la chercheuse sénégalaise. C’est dans ce cadre, à l’occasion d’un appel d’offres, qu’a été créé ce qu’on appelle une Jeune Équipe Associée à l’IRD (JEAI) baptisée « Modélisation et Traitement de Données Environnementales », dont Awa Niang est responsable. « Cette équipe qui compte cinq chercheurs et un correspondant de l’IRD accueille actuellement quatre doctorants », précise-t-elle. Afin de favoriser ou d’accompagner la mise en oeuvre de démarches scientifiques d’excellence, l’IRD, là encore, a mis en place un programme intitulé « Chaires croisées ». Celui-ci vise à rassembler deux chercheurs du Nord et du Sud pour travailler conjointement sur un projet de recherche pour le développement en y associant étroitement une action de formation niveau Master et Doctorat et / ou des actions de valorisation. Répondant à un appel d’offres lancé dans ce cadre, Awa Niang et sa collègue Sylvie Thiria, professeur à l’Université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ), par ailleurs responsable de l’équipe « Modélisation et Méthodes Statistiques Avancées » du LOCEAN, ont obtenu la chaire croisée TERANGA « Traitement, Études, Recherche et Analyse Numérique de Grandes bases de données Africaines ». A cette occasion, les deux universitaires ont développé des modules d’enseignement à distance, dont l’un sur les « réseaux de neurones » qui a été suivi cette année par les étudiants du Master « Traitement de l’Information et Exploitation des Données », dont Sylvie Thiria est responsable au sein de l’UVSQ. Des étudiants du Master Sciences de l’Ingénieur (SI) de l’ESP l’ont également expérimenté en ligne cette année. « Pour le moment il s’agit d’un prototype qui introduit plusieurs innovations pédagogiques. Une fois la recherche pédagogique, mise en oeuvre à travers ce module « prototype », validée, il pourra être proposé aux doctorants des écoles doctorales de l’UVSQ ou de l’UCAD » indique-t-elle. Accepter de changer les manières d’enseigner et d’apprendre Le souhait d’Awa Niang est que la majorité des modules de ce prototype de formation à distance dans le cadre de ce Master puisse être mis en ligne dès la prochaine rentrée universitaire, l’évaluation finale étant programmée pour fin 2011. Véritable « opération pilote », qui pour autant ne supprimera pas les cours dits « en présentiel », celle-ci a été confiée à la Cellule de Formation Ouverte et à Distance de l’ESP. Créée en octobre dernier, celle-ci est dirigée par Awa Niang. « La volonté des dirigeants de l’ESP, et plus largement de l’UCAD, de développer la FOAD existe. Désormais, il nous reste à motiver nos collègues et à les convaincre de mettre leurs enseignements à disposition, ce qui n’est pas l’étape la plus facile », constate-t-elle. Cela implique en effet un travail supplémentaire de la part des enseignants, avec la numérisation de leurs cours, l’adaptation de leurs contenus au format qu’exige ces nouveaux outils, voire une nécessaire formation pour les maîtriser. Ce qui est certain, c’est que la réussite de l’implantation de FOAD implique obligatoirement que les enseignants acceptent de changer leur manière d’enseigner et de penser l’enseignement. Autre population à convaincre, les étudiants qui doivent accepter ce nouveau mode d’apprentissage et se familiariser avec ses différents outils. « La très grande liberté que la FOAD procure à l’étudiant nécessite que ce dernier soit particulièrement motivé », souligne Awa Niang. Tout comme les enseignants, les étudiants doivent donc changer leur manière d’apprendre et plus généralement d’appréhender l’apprentissage et la formation afin de s’adapter à ces nouveaux outils. Reste que l’universitaire sénégalaise est convaincue que la FOAD est une opportunité pour le Sénégal et l’ensemble des pays du continent africain. Elle rappelle en particulier la massification des étudiants, avec certains amphithéâtres bondés, notamment dans certaines institutions de l’UCAD. Dans ce contexte, la mise en oeuvre de cette nouvelle forme d’apprentissage pourrait constituer une solution efficace. « La FOAD pourrait également représenter une alternative pour tous les professionnels qui souhaitent pouvoir suivre une formation continue, celle-ci impliquant des problèmes de mobilité et de temps, les cours dispensés en « présentiel » étant quelque peu contraignants », estime- t-elle. Raison de plus pour l’ESP de passer rapidement à une phase opérationnelle afin de pouvoir mettre en ligne non plus uniquement des modules d’enseignement mais des formations diplômantes. Un challenge ambitieux pour Awa Niang et l’ensemble de ses collègues de l’ESP et de l’UCAD impliqués dans cette aventure.■ Jean-François Desessard, Journaliste scientifique ___________________________________________________________________ LOCEAN - Unité Mixte de Recherche (Université Pierre et Marie Curie-UPMC / Muséum National d’Histoire Naturelle- MNHN / CNRS / IRD) qui compte environ 150 personnes, dont près des 2/3 de chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et post-doctorants. L’étude de l’océan et de la variabilité climatique constitue son activité centrale. Au cours de ces deux dernières années, la bande passante du réseau de l’UCAD a été multipliée par dix, allant de 100 Mbits/s à 1 Gbits/s. Contact : Awa Niang Courriel : awaniang@ucad.sn awa.niang@ird.fr Dernière mise à jour : Mardi 11/06/2019 22:18 © 1996–2019 - La CADE Afrique, science et technologie, FOAD, formation à distance, Awa Niang, UCAD, LOCEAN Retour à l\'accueil, Logo de la CADE, Awa Niang © A. N.', tstamp=1563554993 WHERE id='432') thrown in …/system/libraries/Database.php on line 686
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