Fatal error: Uncaught exception Exception with message Query error: UPDATE command denied to user 'afriquedtest'@'10.21.20.18' for table 'tl_search' (UPDATE tl_search SET url='scientech-161-une-autre-facon-dapprehender-les-besoins-energetiques-lexemple-de-la-tanzanie', title='Scientech 161 : Une autre façon d\'appréhender les besoins énergétiques : l\'exemple de la Tanzanie', protected='', filesize='34.42', groups=0, pid='2173', language='fr', checksum='a45f7de0bed18338f98117c759ac5dc2', text='Scientech 161 : Une autre façon d\'appréhender les besoins énergétiques : l\'exemple de la Tanzanie C A D E Coordination pour l\'Afrique de Demain « Un autre regard sur l\'Afrique et les Africains » Une autre façon d\'aborder les besoins énergétiques: l\'exemple de la Tanzanie Ingénieur diplômé de l’INP Toulouse, Hugo Niccolaï vient de boucler un tour de France des Grandes Ecoles et des Universités. Entamée le 17 janvier dernier devant les élèves ingénieurs de son école, cette tournée hexagonale fait suite à un long périple de deux ans, achevé en décembre 2012, qui l’a conduit à faire escale au Bangladesh, au Laos, au Pérou, aux Philippines et en Tanzanie. Cinq escales, chacune d’une durée de 4 à 6 mois, l’objectif de ce jeune ingénieur étant de mettre ses compétences au service d’entreprises sociales du secteur de l’énergie. Ainsi, durant 24 mois, Hugo Niccolaï a travaillé à la mise en place de systèmes autonomes de production d’électricité à base d’énergies renouvelables dans des zones non couvertes par les réseaux électriques. En Tanzanie, c’est avec l’équipe d’EGGEnergy, jeune entreprise créée par des étudiants du célèbre Massachussets Institute of Technology (MIT) et de la tout aussi réputée Harvard Business School, que l’ingénieur français a connu sa première expérience de terrain sur le continent africain. « Tout a commencé avec la lecture de l’ouvrage de Muhammad Yunus », déclare d’emblée Hugo Niccolaï qui rappelle que cet économiste et entrepreneur bangladais est le fondateur de la Grameen Bank, que l’on peut traduire par « banque des villages », considérée comme la première institution de microcrédit dans le monde. Une démarche originale qui vaudra à cet homme, que l’on a surnommé « le banquier des pauvres », le prix Nobel de la paix en 2006. « C’est ainsi que j’ai commencé à m’intéresser à l’entrepreneuriat social et que j’ai découvert qu’il existait des entrepreneurs sociaux qui montaient des projets de ce type à échelle humaine, qui plus est pour certains d’entre eux dans le domaine de l’énergie avec pour objectif l’électrification de zones isolées », précise-t-il. Des projets qui ne pouvaient que séduire un jeune ingénieur spécialisé dans les nouvelles technologies de l’énergie. D’autant plus qu’après avoir travaillé sur des projets, en particulier d’une ferme éolienne, à l’Université du Québec, ou encore de solaire photovoltaïque, de taille relativement importante dont il n’avait pu entrevoir qu’une partie forcément limitée, il rêvait d’appréhender un projet dans sa globalité. Il y avait bien la solution classique du stage. Cela dit, Hugo a préféré opter pour une autre solution, certes plus difficile à monter, mais tellement plus riche de promesses. Différentes expériences vécues durant ses études avaient alors permis à cet élève ingénieur d’observer que beaucoup d’acteurs du Nord commettaient encore des erreurs dans la mise en place de projets, en Afrique, en Amérique Latine et en Asie, faute notamment d’une meilleure connaissance des contraintes locales. D’où son souhait d’aller effectuer une analyse des réalités du terrain, autour de différentes expériences. Et c’est ainsi qu’avec l’aide de Platnet’Etudiants, une association créée en 2010 et présidée par Corinne Larchey qui permet à de jeunes volontaires de participer à des projets de développement économique dans un esprit citoyen, et le soutien financier de la Fondation Schneider Electric, d’EDF et de l’INP Toulouse, Hugo a réussi à bâtir son projet. « Nombreux sont ceux comme l’association Développement Sans Frontières (DSF) qui m’ont apporté de précieux conseils, me permettant ainsi d’aboutir dans ma démarche », tient-il à souligner. Après ? Il y a les contacts personnels, les connaissances, le culot et puis les souhaits pour que la mayonnaise finisse par prendre. Pour pouvoir se livrer ensuite à des comparaisons, il était important de choisir des expériences s’étant développées dans des conditions et des cultures très différentes. D’où le Bangladesh, où Hugo a pu travailler aux côtés de Mohammad Yunus, le Laos avec Sunlabob, et les Philippines avec Pamatec pour l’Asie, le Pérou et Practical Action pour l’Amérique Latine et la Tanzanie et EGG-Energy pour l’Afrique. « Par exemple, le choix du Pérou s’est fait parce que l’expérience retenue était celle d’une Organisation Non Gouvernementale (ONG), un modèle qu’il était intéressant de pouvoir comparer aux quatre autres entreprises déjà choisies dans les autres pays », indique-t-il. ► EGG-Energy, une belle alternative pour l’Afrique L’Afrique ? Hugo n’en avait qu’une connaissance limitée à travers quelques voyages au Maghreb et, plus récemment, 3 semaines passées au Sénégal. Premières impressions de la Tanzanie et de sa population ? « Les gens sont venus aussitôt vers moi, comme s’ils m’invitaient à parler avec eux ». Mais la langue anglaise ne suffisant pas, le jeune Français n’a pas hésité à se lancer dans la pratique du swahili afin de nouer des contacts plus forts. « Cela m’a permis de découvrir une autre Afrique que celle que l’on montre trop souvent », observe-t-il. En revanche, il reconnaît qu’il a fallu lutter dès le début pour que les gens comprennent qu’il n’était pas là pour leur apporter une aide de plus, mais que sa démarche était avant tout entrepreneuriale. « D’où l’importance de parler leur langue afin de se démarquer de ceux qui ne sont là que pour apporter une aide de plus ». Hugo venait en effet en Tanzanie pour travailler avec EGG-Energy, une entreprise née en janvier 2009 des suites d’une réflexion menée par une poignée d’étudiants du Massachussetts Institute of Technology et de la Harvard Business School, parmi lesquels une Française, polytechnicienne. A cette époque, leur idée est simple mais tout bonnement géniale, n’ayons pas peur des mots. Il s’agit en effet de créer un ensemble de magasins, tous raccordés au réseau électrique national, dont la mission serait de proposer aux populations n’ayant pas accès à l’énergie électrique un service de location et de rechargement de batteries à très faible coût ? Précisons qu’en Tanzanie, 90 % de la population ne bénéficie pas de l’électricité alors que 80 % de cette population habite à moins de 5 kilomètres du réseau électrique national ! Le projet est donc lancé sur la base de quelques prix glanés aux Etats- Unis, avec le soutien d’un investisseur local. L’un de ces étudiants, Jamie Yang, docteur en physique nucléaire, débarque à Dar Es-Salaam où il n’a jamais mis les pieds, avec pour mission de comprendre la culture et les habitudes de consommation locales, l’objectif étant de comprendre ce que souhaitent les gens et la façon dont ils dépensent le peu d’argent qu’ils gagnent. Il découvre alors qu’une part considérable de leurs revenus passe en particulier dans le rechargement de la batterie de leur téléphone portable, l’achat des piles pour leur transistor et l’éclairage de nuit à leur domicile. La conclusion est sans appel : ces gens dépensent beaucoup d’argent pour un service dont la qualité reste très médiocre. Il y a donc un marché, dont le potentiel est énorme. Reste à présent à proposer une solution de meilleure qualité. Une étude de faisabilité est alors menée à Chanika, un village situé à 40 km de la capitale, sur 8 familles pilotes. Or après deux mois d’expérimentation, les résultats s’avèrent plus que satisfaisants. Le kérosène n’est plus utilisé et ces 8 familles réalisent des économies substantielles. Dans la foulée, un premier magasin voit le jour dans le village de Chanika. « Il suffit de s’abonner pour un prix modique. Le client dispose alors chez lui d’un kit électrique composé d’une batterie, de 2 à 3 lampes LED et d’une prise pour brancher soit une radio, soit un téléphone portable. Au bout de 4 à 6 jours, quand la batterie est déchargée, il suffit de venir l’échanger », résume Hugo. D’où le succès grandissant de l’entreprise EGG-Energy qui compte aujourd’hui une quinzaine de personnes, avec à sa tête un Américain, son numéro deux étant un Tanzanien qui est allé faire ses études en Angleterre. « Le moindre apport d’énergie, aussi petit soit-il, peut vraiment changer profondément le quotidien des populations de ces villages tanzaniens », estime Hugo. Et celui-ci de citer en exemple le système M-Pesa (M pour « mobile et Pesa, un mot swahili qui signifie « argent »). Développé initialement au Kenya par Safaricom, une filiale du groupe Vodafone, depuis 2007, M-Pesa est un service de banque en ligne qui permet aux utilisateurs d’effectuer des transactions bancaires de base sans avoir l’obligation de se rendre dans une succursale bancaire. « Grâce à ce système, l’argent circule dans les villages. Des petits business sont créés. D’où l’importance de fournir à tous ces gens l’électricité nécessaire », estime le jeune ingénieur qui ajoute : « Cela améliore leurs conditions de vie, c’est indéniable. Il serait donc injuste de les faire attendre ». Car évidemment, les géants occidentaux du secteur électrique, habitués à faire circuler l’électricité sur des milliers de kilomètres, lorgnent depuis longtemps sur l’Afrique et regardent avec un certain mépris ceux qui prônent la mise en place d’une production locale destinée à une consommation locale. ► Co-construire avec des entrepreneurs locaux Pour Hugo, cette expérience tanzanienne, et plus généralement ces deux années passées dans 5 pays différents, au sein de 4 entreprises et d’une ONG, auront été extrêmement riches d’enseignement. Ainsi, beaucoup d’acteurs du Nord, notamment des ONG, mettent en place des projets qui bénéficient de moyens financiers considérables. Pour autant, leur suivi n’est pas toujours assuré comme il le faudrait, selon le jeune ingénieur. « En Tanzanie, j’ai dû convaincre des déçus du solaire photovoltaïque qu’il s’agissait pourtant d’une bonne solution », explique-t-il. Des acteurs du Nord qui réalisent de très belles choses, certes, Hugo ne le conteste pas, mais qui encore trop souvent ont un impact négatif faute d’une présence nécessaire dans le pays, ne serait-ce que pour assurer le suivi technique des solutions installées. « Monter des projets durables nécessitent de co-construire avec des entrepreneurs locaux », lâche-t-il. Co-construire, une démarche « très tendance » qui reste néanmoins difficile à mettre en place. D’où l’idée de ce jeune ingénieur, fort de ses deux années d’expériences au sein de cultures très différentes, d’essayer de jouer le rôle d’interface entre ces deux types d’acteurs, ceux du Nord qui disposent de moyens humains et financiers pour développer des solutions techniques de qualité, et ceux du Sud qui, eux, possèdent tous les atouts pour les mettre en place localement de manière durable. « L’opérationnel, le relationnel, la logistique sont autant de domaines qu’ils sont à même de maîtriser. Alors pourquoi ne pas initier de véritables partenariats ? », s’interroge- t-il plein d’enthousiasme.■ Jean-François Desessard Journaliste scientifique Contact : Hugo Niccolaï Courriel : hugo.niccolai@gmail.com Dernière mise à jour : Mardi 11/06/2019 22:18 © 1996–2019 - La CADE Retour à l\'accueil, Logo de la CADE', tstamp=1573739811 WHERE id='2828') thrown in …/system/libraries/Database.php on line 686
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