Fatal error: Uncaught exception Exception with message Query error: UPDATE command denied to user 'afriquedtest'@'10.21.20.18' for table 'tl_search' (UPDATE tl_search SET url='scientech-n133-africain-le-prochain-einstein', title='Scientech 133 : Africain, le prochain Einstein?', protected='', filesize='33.59', groups=0, pid='1696', language='fr', checksum='10f8197f6dffe34d4db9012a8bc1994b', text='Scientech 133 : Africain, le prochain Einstein? C A D E Coordination pour l\'Afrique de Demain « Un autre regard sur l\'Afrique et les Africains » Africain, le prochain Einstein ? AIMS-Sénégal prêt à relever le défi! Mamadou Sangaré © M.S. - UCAD A quand un Africain lauréat d’un prix Nobel scientifique ? Légitime, cette question resurgit chaque année, courant octobre, au moment même où sont annoncés les lauréats de ce prix dans les trois grandes disciplines scientifiques que sont la physique, la chimie et la médecine. Depuis 1901, année au cours de laquelle ces prix furent remis pour la première fois, aucun scientifique africain en effet n’a reçu cette prestigieuse récompense. En mathématiques, où la médaille Fields, décernée tous les quatre ans, récompense les meilleurs mathématiciens de la planète, le constat est quasiment identique puisque, excepté l’Africain du Sud Richard Even Borcherds, lauréat en 1998, aucun mathématicien de ce continent n’a reçu cette médaille. D’où l’Initiative Next Einstein, lancée en 2008 par l’African Institute for Mathematical Sciences (AIMS), dont la mission est de créer et de financer un réseau de quinze instituts d’enseignement supérieur, avec pour objectif de dispenser une formation scientifique prédoctorale de très haut niveau destinée aux étudiants africains. L\'Institut AIMS-Sénégal s\'inscrit dans cette Initiative. « En affichant pour objectif l’émergence d’un Einstein africain, nous démontrons notre volonté de cibler les plus hauts niveau d’accomplissement intellectuel tout en soulignant notre conviction que des talents d’un grand potentiel sont aujourd’hui gaspillés en Afrique », explique le cosmologiste sud-africain Neil Turok, actuellement directeur de l\'Institut Perimeter au Canada, fondateur et président de l’AIMS et de l’Initiative Next Einstein. « Notre expérience du Cap nous permet d’affirmer, qu’à travers la création de ce réseau, nous découvrirons une multitude de jeunes Africains dotés d’un véritable génie créatif, qui après leur passage à AIMS, deviendront d’excellents professeurs et chercheurs, capables de produire des avancées révolutionnaires non seulement dans le champ de la science, mais aussi dans les domaines de l’économie ou de la politique », ajoute-t-il. Rappelons que c’est en 2003 qu’a été fondé l’AIMS. Situé à Muizenberg, près du Cap, en Afrique du Sud, cet institut d’enseignement supérieur indépendant, financé par le gouvernement sud-africain et de nombreuses entreprises privées, et parrainé par plusieurs universités dont celles de Cambridge, Oxford et Paris-Sud Orsay, dispense une formation scientifique prédoctorale de haut niveau à des étudiants sélectionnés sur tout le continent africain et pris en charge à 100% pour toute la durée du cursus. Plus de 200 étudiants à ce jour, dont un tiers de filles, venus de 30 pays d’Afrique, ont suivi le programme de formation de cet établissement dont l’originalité est d’être dispensé par les meilleurs mathématiciens, physiciens, statisticiens et informaticiens qui se succèdent par périodes de trois semaines. « Il s’agit de développer les connaissances mais aussi l’esprit d’initiative et l’aptitude des étudiants à appréhender et résoudre des problèmes par eux-mêmes », souligne la direction de cet établissement. Après le Nigeria, le Sénégal Nommé Centre d’Excellence par l’Union Africaine (UA) et par le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), l’AIMS connaît un tel succès qu’à la demande de ses partenaires en Afrique il décide en 2008 de lancer l’Initiative Next Einstein dont l’objectif est de créer un réseau constitué de quinze instituts du même type dans un délai de dix ans. Précisons que s’il recrutera ses étudiants sur l’ensemble de l’Afrique, chaque institut du réseau, qui en aucun cas ne se substituera aux universités africaines, devra néanmoins se spécialiser dans une ou plusieurs disciplines scientifiques particulières, de façon à répondre aux besoins nationaux. Ainsi, dès juillet 2008, un premier institut, AIMS-Abuja, a ouvert ses portes au Nigeria. Fruit d’un partenariat entre l’AIMS et l’Université Africaine des Sciences et de la Technologie (AUST) - celle-ci étant née d’un projet initié par la Banque Mondiale et cofinancé par la Banque Africaine de Développement et le gouvernement nigérian - ce centre universitaire dédié aux mathématiques et à l’informatique dispense un enseignement orienté sur le génie civil. Il inclut non seulement le génie pétrolier, enseigné dans le cadre d’une formation dispensée en lien avec l’Institut du Golfe de Guinée, mais également les sciences des matériaux et les sciences informatiques. Après le Nigeria, le Sénégal est le deuxième pays à avoir décidé de se lancer dans cette aventure. « Nous avons reçu le soutien du Président Abdoulaye Wade, chef d’Etat du Sénégal, qui a apporté une participation d’un million d’euros au projet et nous a donné un terrain d’une superficie de 4 hectares pour implanter ce nouvel institut », déclare le Professeur Mamadou Sangharé, Directeur de l’Ecole doctorale de Mathématiques et Informatique à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar(UCAD) et membre fondateur, avec le Professeur Vin- cent Rivasseau, de l’Université Paris-Sud Orsay, d’AIMS-Sénégal. Entré récemment au conseil d’admi- nistration de l’Initiative Next Einstein, ce mathématicien réputé, qui dirige également le Laboratoire d’Algèbre, de Cryptologie, de Géométrie Algébrique et Applications (LACGAA) au sein de l’UCAD, se félicite également de la participation du Canada à ce projet. « Nous souhaitons que la France, qui est une puissance importante au plan scientifique et abrite une des trois ou quatre grandes éco- les mathématiques de réputation mondiale, à laquelle, nous mathématiciens sénégalais, nous devons beaucoup, s’implique pleinement dans le projet AIMS-Sénégal », estime-t-il. AIMS-Sénégal : opérationnel à la rentrée 2011 C’est à M’Bour, une ville d’environ 180 000 habitants située à quelque 80 kilomètres de Dakar, à proximité de la réserve écologique expérimentale de l’Institut de Re- cherche et Développement (IRD), que sera implantée AIMS-Sénégal. « Nous souhaitons en effet encourager à tous les niveaux le recyclage et la lutte contre le gaspil- lage afin que les futurs dirigeants qui y seront formés soient sensibilisés à ces problèmes dont peut dépendre le futur de l’Afrique et du monde », souligne le mathémati- cien sénégalais. Jouxtant l’IRD, « un partenaire majeur de notre projet », AIMS-Sénégal sera bien entouré puis- que l’Académie des Sciences et Techniques du Sénégal, et deux instituts de l’UCAD, l’Institut de la Pêche et l’Institut de Santé, devraient s’installer également sur ce site. En principe, la construction des bâtiments doit com- mencer dans le courant de l’automne. « Notre souhait est que l’institut soit opérationnel pour l’année universitaire 2011-2012 ». Dispensée en deux ans, la formation proposée par l’insti- tut couvrira toutes les sciences, de l’informatique et à la physique, à la chimie ou la biologie, avec en particulier des cours illustrant les applications des mathématiques à l’économie, la démographie, l’épidémiologie ou encore la climatologie. « La mathématique est une langue avec sa grammaire et sa syntaxe. Mais aussi belle soit-elle, une langue n’est utile que si elle est parlée, d’où l’appli- cation de cette mathématique à différents domaines. C’est la raison pour laquelle je préfère parler de mathé- matiques et applications plutôt que de mathématiques appliquées », explique ce chercheur qui, tout au long de sa carrière, a toujours su orienter une partie de ses tra- vaux théoriques vers les applications potentielles. Les disciplines expérimentales ne seront pas absentes du pro- gramme de l’institut et pourront être enseignées via In- ternet ou l’aide de la simulation numérique. Innovante, la pédagogie de l’établissement de M’Bour s’inspirera évidemment de celle qui est pratiquée en Afrique du Sud. Ainsi elle alternera cours le matin et travaux dirigés ou ateliers l’après-midi, avec des devoirs réguliers, « le tout dans un climat de coopération constante et de détente entre les professeurs, les étudiants et les tuteurs », souligne le professeur Mamadou Sangharé. Des stages de fin d’études clôtureront ce programme à la fin duquel les étudiants recevront un diplôme de niveau Master, « des étudiants de toute l’Afrique parmi lesquels les Sénégalais ne devront jamais être majoritaires », pré- cise-t-il. Ces Masters devant répondre à une demande sociétale, ils ne seront pas figés bien au contraire, leur thématique pouvant changer d’une année à l’autre. En outre, ils devront venir en complément des Masters déjà proposés par les universités africaines et non les concur- rencer. Nécessité de développer des centres d’excellence en Afrique Parallèlement, à ce volet enseignement, l’institut abritera aussi un centre de recherche en mathématiques où des chercheurs européens et américains pourront travailler, par périodes, contribuant ainsi à l’émergence d’un « climat intellectuel », nécessaire à la réflexion et à la créativité du futur « Einstein africain ». « Pour percer au niveau mondial dans une discipline comme les mathématiques il faut avoir une école, une tradition, comme il en existe en particulier en France, en Russie ou aux Etats-Unis. Il est donc nécessaire pour l’Afrique de développer des centres d’excellence », estime le mathématicien russe Maxim Kontsevich. Lauréat de la médaille Fields (1998) et du prix Crafoord (2008), il soutient le projet AIMS-Sénégal aux côtés notamment des mathématiciens Alain Connes, professeur au Collège de France, également lauréat de la médaille Fields (1982) et du prix Crafoord (2001), et Cédric Villani, directeur de l\'Institut Henri Poincaré, lauréat de la médaille Fields cet été, de même que le physicien Claude Cohen Tannoudji, prix Nobel de Physique (1997). « C’est un magnifique projet et un extraordinaire challenge », s’enthousiasme le Professeur Mamadou Sangharé.■ Jean-François Desessard, Journaliste scientifique Contact : Mamadou Sangharé Courriel : mamadou.sanghare@ucad.edu.sn Google verse 2 millions de dollars à l’AIMS Pour célébrer son dixième anniversaire, Google avait décidé de lancer un immense brainstorming parmi les internautes du monde entier afin de débusquer l’idée susceptible de changer le monde. Sur les 150.000 idées émises par des milliers de personnes dans plus de 170 pays, la firme de Mountain View a retenu 16 finalistes. Fin septembre, les 5 lauréats de cette opération baptisée « Projet 10100 » ont été dévoilés. Parmi eux, l’African Institute for Mathematical Sciences (AIMS), qui va ainsi recevoir 2 millions de dollars afin de financer l’ouverture d’autres instituts AIMS dans le cadre de l’Initiative Next Einstein. Dernière mise à jour : Mardi 11/06/2019 22:18 © 1996–2019 - La CADE Retour à l\'accueil, Logo de la CADE, Mamadou Sangaré © M.S. - UCAD', tstamp=1571892003 WHERE id='625') thrown in …/system/libraries/Database.php on line 686
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